16 décembre 2006
Petit succès, un Coronas Claro de Quai d'Orsay.
Haa, un soir pour soi même, la fin d'une semaine mouvementée, riche en excitation et en émotion...
Et je me rappelle soudainement que, pris dans les tourments d'un jeune actif (diantre!), voilà presque une semaine qu'aucun article n'est venu agrémenter les pages de votre blog préféré. Aussi fonce-je en bas de chez moi m'acheter un cigare que je n'avais encore jamais gouté: un Coronas Claro de chez Quai d'Orsay, la famille de Havanes commandée par feu la Seita aux torcedores cubains.
Le tirage à froid est un peu trop sobre, mais est rattrapé par un démarrage sans cahot, qui laisse des touches de bois et de pains grillés se répandre à travers mes narines sous la forme d'une fumée suave et doucereuse. Le petit souci c'est qu'il ne changera plus de musique, tant sympathique soit elle, jusqu'à ce que je l'écrase dans le cendrier avec, une fois n'est pas coutume, une très légère déception. Intéressant pour initier un débutant qui ne recherche pas l'explosion de saveurs dès la première bouffée mais qui préfere attendre patiemment de découvrir les goûts, vitoles par vitoles, et se faire son éducation.
Sadou
09 novembre 2006
Cohiba, Siglo II
Dans la dure vie d'un rédacteur du Hungry Tablier, il y a des moments terribles... Parmi ces moments l'un des pire possibles est lorsqu'il doit fumer un Cohiba...
Plus sérieusement les Cohiba sont un peu considérés comme les cigares de référence, ils ont été pendant un premier temps réservés à l'usage exclusif d'un certain Fidel Castro. Notre homme gratifiait ses proches de ses puros. Un dénommé Che Guevera lui déclara que c'était les meilleurs cigares qu'il n'avait jamais fumé...
20 ans plus tard, les Cohiba sont mis sur le marché international, pour le bonheur de tous les aficionados.
Finalement, un soir de novembre 2006, un dénommé Thomas Kaloustian allume un Siglo II de chez Cohiba...
Un allumage puissant, sans doute trop pour les amateurs, des notes de pains grillés, un fumage agréable s'ensuit, une puissance contenue qui repose finalement les papilles et qui se finit par une agréable touche caramélisé sur le dernier tiers, un fumeur heureux.... Siglo II, de Cohiba.

Sadou (entre dans la légende)
20 octobre 2006
Diplomaticos No 2, mention souvenir
Début septembre 2002, au loin la musique résonne.."oyé como va!" (phonétique bien sur), la mer des caraïbes se brise doucement à nos pieds, le malecon est aussi sale que beau, ciel et nuages se confondent avec la vaste étendue d'eau. Pierre Emmanuel et moi savourons nos derniers instants à la Havane, dans 4 heure retour à Orly... C'est à ce moment que je décide d'allumer mon premier et très rare (du moins en France) Diplomaticos No 2, un Obuso qui apaise ma lassitude. cette merveille m'avait été conseillé quelques jours auparavant par Hansel, un trafiquant de cigare vénézuelien. C'est dire si tout dans ce magnifique objet respire le bonheur et l'exotisme. J'ai réussi a les faire tenir une grosse année... Peut être un jour en refumerai-je...
oui, c'est une certitude.
Romeo y Julieta No3
Ici pas de notation ou de commentaire, je n'oserais pas jouer aux docteurs es cigares, rien ne m'y autorise et beaucoup a déja été dit par d'autres.
Et pour commencer, le tant décrié Romeo y Julieta No3, la firme cubaine est surtout connue pour utiliser la roulage machine a grande échelle, résultat un doux cigare sans trop de personnalité qui satisfera un palais aux propriétaire sans le sous, (douloureuse et si éloignée fin de mois...). Clore un bon repas par un cigare est une chose qui se fantasme, mais allumez le seulement si vous êtes sur de le vouloir a l'instant T. Bien heureusement ce fut mon cas, assis dans mon fauteuil les jambes étendues reposant sur un pouf marocain, la musique de la Ligne Rouge, les volutes grises bleutées s'envolent... La pièce se parfume, l'ambiance est douce et sereine.
Et voila un "mauvais cigare" qui me comble de joie...
(mais vivement un cohiba quand même)





