18 février 2007
Patisserie alsacienne, la très volatile torche aux marrons.

L'alsace gastronimque n'est pas que sauerkraut et munster baignés dans le Riesling au pied vert, dans le sucrée ça peut le faire aussi! Aussi voila pour les plus gourmand la patisserie épaisse, qui
surpasse les habituels biscuits de noël traditionnels (bredele) ou encore les
tartes flambées sucrées la torche aux marrons. L'Alsace n'est pas un pays de
régime, alors ne doutez pas que cette douceur est peu recommandée aux diabétiques
ou aux affolé(e)s de la balance !
Venons en à l'essentiel : qu'est-ce que c'est ? Sorte de
pyramide, la torche aux marrons cache en son fond une meringue recouverte d'une
onctueuse couche de crème fouettée, elle-même recouverte de vermicelles de
crème de marron, coiffée enfin par un bouton de crème chantilly ! Fermez vos
yeux, et imaginez...
Tom
Minamoto Kitchoan : pâtisserie japonaise
Nombreuses sont les enseignes d'épicerie fines autour de la Madeleine , mais avez
vous remarqué cette petite Pâtisserie
Japonaise en lettres dorées, "Minamoto Kitchoan Salon de Thé"
est son nom Entrez dans ce lieu zen et feutré et dirigez vous vers le
fond de la boutique, vous passez devant un jardin intérieur qui amorce déjà
votre voyage vers ce petit bout de Japon en plein coeur de Paris, puis arrivez
dans la partie Salon de Thé où de grands fauteuils vous attendent.
Nous avons été
séduits par l'idée de découvrir la pâtisserie japonaise, et notre curiosité
nous a poussés à entrer chez Minamoto. Malgré un grand choix de thés verts et
de nombreuses pâtisseries, nous avons commandés chacun une "Bûche dorée à la cannelle" et
deux boissons chaudes : un yuzu au
miel (infusion de cédrat) pour monsieur et une citronade au miel pour mademoiselle.
Si la taille surprend, le goût ravit! En effet, notre "bûche dorée"
était 4 morceaux de la taille d'une demie saucisse de cocktail... heureusement
les infusions n'étaient pas servies dans des tasses à dinette, sinon nous
n'aurions que peu apprécié ! A défaut de crème, biscuits, chocolat, fruits
confits etc, la pâtisserie japonaise utilise en grande partie des pâtes
parfumés de haricots rouges et blancs. La forte densité de ces pâtes expliquent
la petite taille des morceaux dans notre assiette, et après les avoir dégustés,
nous en avons conclu que la taille était parfaite pour éviter l'écoeurement ou
un effet bourratif! Cette petite pâtisserie était donc très savoureuse, et
notre infusion l'était tout autant.
Un voyage, même gustatif, au Japon est souvent onéreux, et la
pâtisserie n'échappe malheureusement pas à cela. La bûche dorée est à 5€90 et
l'infusion coûte aux alentours de 4€, et ceci n'est pas une moyenne : 10€ est
un minimum à sacrifier pour goûter aux précieux délices japonais. Néanmoins
nous ne regrettons pas d'avoir essayé, notre curiosité est satisfaite, et le
dépaysement est quasi total !
Alors si votre curiosité s'est brusquement réveillée à la lecture de cet
article, n'hésitez pas !

Minamoto Kitchoan
17 place de la Madeleine
75008 Paris
tél : 01 40 06 91 28
Tom

23 janvier 2007
Depeche, gusto est (au) Bon marché!
Pour les curieux et les afficionados, Gusto est désormais en vente au Bon Marché. Une excellente façon de le découvrir avant de s'abonner.
Le Bon Marché,
24 rue de Sevres
75007 Paris
Tom
02 janvier 2007
Bonne et Heureuse année
Le Hungry Tablier vous souhaite à toutes et à tous une bonne, heureuse, gourmande et...,pour certains, fumeuse année.

un de nos lecteurs, choisi au hasard, s'associe
à nous pour vous présenter nos meilleurs voeux.
C@m et Sadou
25 décembre 2006
Champagne Pierre Moncuit, Hugues de Coulmet.
Pour le réveillon, la famille m'attendait au tournant et je ne voulais pas faillir à ma mission: apporter quelques vrais plaisirs oenologiques aux proches. Pour aller avec les petits fours, nous avons donc fait sauter le bouchon d'une bouteille de Champagne Pierre Moncuit, Hugues de Coulmet.
Je ne suis pas particulièrement un fanatique du champagne, j'ai toujours trouvé que ce vin enthousiasmait à outrance même lorsqu'il était d'une qualité médiocre. De plus, je n'étais pas très réceptif aux Champagnes aériens, puis j'ai eu finalement la chance de découvrir des boissons plus charpentées comme le Pol Roger ou donc, le Moncuit.

Dire son nom avant de l'avoir bu (hu hu!)
On a ici un champagne blanc de blancs (issu d'un seul des trois cépages utilisés en Champagne, en l'occurence le chardonnay blanc) et un vin de propriétaire (le raisin ne provient que du domaine Moncuit). A la première gorgée, on comprend qu'on déguste un vin très corpulent qui ferait également très bien l'affaire en entrée. On lui trouve des notes de pêches et de fruits exotiques. Certaines personnes sur le final, lui accordent une touche beurrée. Voilà le genre de vins effervescents, qui me réconcilient avec les vins de Champagne dont la forêt de petits producteurs est ici encore plus cachée par les quelques baobabs des grandes maisons.
Pierre Moncuit
Cuvée Hugues de Coulmet
prix conseillé: 17€
Sadou
Gusto Magazine, gastronomie tendances & cultures...(tiens j'ai déja vu ça quelque part...)
Quand on me parle d'un magazine qui propose de parler également de l'approche culturelle, sociologique et historique de la cuisine, mes chromosomes d'historien épicurien se réveillent d'un bond!! Je dois avouer que l'une des mes principales envies étaient de finir par faire ce genre d'article pour le blog lorsque je l'ai créé. Puis j'ai compris que le support Internet ne rendait pas ce genre de lecture très passionnant. Mais arrive pour les passionés, tels que moi, une excellente revue: Gusto.

tiens Doug Fitch & Mimi Oka, je vous ai
coiffé au poteau de deux bons mois, hé hé
Dès la première approche, on a affaire à un très bel objet, une revue sur papier épais, avec des choix visuels et esthétiques clairs, épurés et pourtant riches de contenus. Le contenu justement, voyons un peu ce que nous propose le sommaire introduit, dès la couverture, par l'éternelle question: "la cuisine française est-elle encore créative?". A cette question, plusieurs spécialistes se proposeront de nous orienter vers une ou des réponses possibles. J'ai pu retrouver mon ancien professeur de politique symbolique Pascal Ory, ou encore le désormais incontournable Hervé This au travers des pages de cette prometteuse revue.
Jamais très éloignés de la gastronomie, on aura le plaisir de trouver un article sur les vins chiliens ainsi qu'un deux pages sur le marketing autour des vitoles cubaines.
Ce sont une centaine de pages entièrement traduites en Anglais qui proposent donc une approche culinaire originale en complément des nombreux magazines de recettes.
Si vous êtes curieux de tout ce qui tourne AUTOUR de la cuisine en elle même, alors Gusto est fait pour vous.
www.gustopress.com
Quatre numéros par an
10€ l'exemplaire
Sadou
P.S: Merci à Nathalie Simon de Asa éditions de m'avoir envoyé cet exemplaire, c'est vraiment un très bel objet.
23 décembre 2006
Joyeux Noel à tous
Et Noyeux Joel à ceux qui veulent aussi. Ce week end, Votre serviteur se rends à la table familiale dans sa Picardie d'enfance, je leur ramène un Mas Amiel Dix ans d'âge pour le dessert, et un Champagne Pierre Moncuit, la cuvée Hughes de Coulmet, Lundi soir je vous posterai quelques notes sur toutes ces bonnes choses.

Passez de bonnes fêtes!
Sadou
22 décembre 2006
Xellent, la seule et unique vodka suisse
Pas sectaire pour un sou, l'équipe du Hungry Tablier parle plutôt de vins. Cependant nous abandonnons quelques instant les vignes pour gambader dans les magnifiques champs de seigle des préalpes suisses. A partir de ce seigle est fabriquée la vodka Xellent, une boisson digne d'une mécanique helvétique, tant elle surpasse tout ce qui peut se faire en la matière. Alors laissez moi vous conter l'histoire de sa fabrication...
Mieux que Jacques Vabres, le seigle utilisé est cultivé sur des petites parcelles de 2 hectares, cette variété est la même que celle utilisée pour faire le pain de la Confédération. Chaque grain n'est pas sélectionné mais presque. La distillation arrive à un stade de tatillonisme qui frôle le comportement obsessionel. En effet, après une premiere fermentation, le jus d'amidon sucré tiré du seigle est distillé trois fois, une fois en alambic traditionnel, une seconde fois dans une colonne qui la filtre ... 45 fois!! et finalement, pour être sur, une troisième distillation permet à l'eau de vie ainsi récupérée de titrer à 96°!!!!
Connaissant certains de mes lecteurs, je sais qu'ils aimeraient que la fabrication s'arrête à ce stade, malheureusement pour eux et bienheureusement pour le commun des mortels, ce spiritous digne des plus respectables ex kholkoze polonais est finalement dilué dans l'eau du glacier du Titlis. Elle s'était auparavant reposé plusieurs mois. Mais ce n'est pas fini!!! La précieuse boisson est finalement à nouveau distillée encore quelques fois!!
Et enfin, on obtient ça:
70cl de (vraiment très) pur régal
Comme toute manifestation du proverbial souci de perfection suisse, ce flacon a donc un prix, il vous en coutera de 45 à 50 € pour pouvoir l'apprécier, c'est une somme en comparaison avec la tout à fait respectable Absolut. Mais le jeu en vaut la chandelle!
Vodka Xellent
http://www.xellent.ch/
40°, 70cl
45/50€
Sadou
P.S: Merci à Olivier Billon de ViaNova d'avoir choisi le Hungry Tablier pour représenter la marque Xellent
19 décembre 2006
Du Vin et du Yoga
Un petit article sympathique sur l'art et la manière de concilier des siècles de sagesses orientales au petit ballon. Il est fort envisageable que je devienne zen rapidement.
"clique sur moi et
découvre la voie"
Sadou
16 décembre 2006
- Château Durfort-Vivens, Margaux 1995 -
Mes parents, si on leurs retire toutes les autres (et elle sont nombreuses), ont la grande qualité d'avoir plus d'argent que moi et donc de m'inviter dans des restaurants où l'on trouve parfois des vins légerement plus chers au service que mes petites trouvailles habituelles. Me voilà donc devant une petite bouteille que j'espère ne pas trop vexer par mes commentaires de profane du monde des grands crus classés: un Château Durfort Vivens 1995. Mais peu importe, chacun est curé en sa paroisse et, un peu de cran zut, pour une fois un athée dira la messe et pas avec n'importe quel vin.
Me voilà devant le flacon. La bête se repose au fond de sa carafe, elle reprend son souffle, elle me guette. Seule une mince paroi de verre nous sépare, et je ne sais pas encore qui est le prédateur dans cette histoire. Depuis que je suis "marchand de vins", mes parents se demandent ce que je vais bien pouvoir dire et faire. Sous leur regard amusé, je me décide finalement et pose mes lèvres sur le rebord du verre, porte le nectar à leur contact, entrouve la bouche et le laisse s'écouler quelques instants en moi.

j'aime vraiment beaucoup mes parents...
La structure est
claire. Un tannin harmonieux pose le tempo et propose à tour de rôle: un
bouquet de violettes, les fleurs laissent la place à des fruits rouges,
(de la prune? de la mûre?) et, ô comble du bonheur, une saveur truffée
se répand finalement sur les longues caudalies de la première gorgée...
Il a sympathiquement accompagné un roti de canard à l'orange et un millefeuille au boudin noir et aux oignons. Autant vous dire que ce soir là, le sieur Thomas est allé se coucher avec la compréhension profonde du sens de la vie.
Sadou


